Etape 2 Bis – de La Corogne à Concarneau…

C’était annoncé, un début un peu costaud pendant quelques 4-5 heures pour s’extirper de la côte espagnole au près et tout de suite un choix stratégique à effectuer pour traverser la dorsale installée dans le golfe de Gascogne.

départ la corogne

Après un départ un peu précipité sous solent (la plus petite des deux voiles d’avant qui nous sert à naviguer proche de l’axe du vent), un bord de 3 milles nous amenait à la bouée de dégagement. Sous solent, je donne tout ce que je peux pour ne pas me faire distancer et j’enroule proche de la flotte cette bouée de dégagement, Groupe Fiva est alors sous mon vent et devient mon objectif de « speedtest ». Et le constat est plutôt positif, même cap léger plus vite, finalement je vais peut-être réussir à faire avancer mon bateau dans ce temps-là et rester dans le coup…fiva

C’est sans compter sur le sort qui s’acharne, après quelques vagues bien senties, mon solent Quantum déralingue, cela signifie qu’il se désengage de l’avant du bateau et n’est plus retenu que par trois point, il ressemble alors plus a un drapeau qu’à une voile qui sert à faire avancer le bateau. Pour couronner le tout, le point d’amure (en bas devant) se décroche et là c’est la cata! obligée de taper (descendre) la drisse, je le récupère par le point d’écoute à l’arrière du bateau et dans l’eau, commence un laborieux pliage pour me permettre de le ramener devant et le renvoyer au plus vite. Depuis le début de la solitaire, cela fait 3 voiles de ce type qui déralinguent, alors je m’en méfiais mais pas assez il faut croire. Comme il y a de la mer prévue encore pendant 5 heures, je décides de la sécuriser au niveau de la drisse avec un bout de bout.

A partir de là mon objectif est simple, je ne me soucie plus de la flotte, et je choisi mon option de routage. Je décide de suivre la côte espagnole le plus longtemps possible avant de décoller pour traverser le golfe. Nous sommes 8 à 9 bateaux qui choisissent cette option : les 2 Générali, Thierry Chabagny et son Gédimat, Corentin Douguet et Corentin Horeau, Adrien Hardy, Nich Cherry, Benjamin DUTREUX, …

De mon côté ça se passe plutôt bien, j’arrive à rattraper le retard que j’avais pris et peux de nouveau jouer avec mes petits camarades. Au cours de l’après-midi, le vent mollit plus vite que prévu et nous repassons sous génois. Je pousse encore un peu plus que mes petits camarades avant de décoller pour le golfe.

Etant donné l’arrêt technique à la Corogne et le retard pris sur le programme de course, le passage par l’île d’Yeu a été annulé, au programme, c’est droit devant jusqu’à la bouée jaune des glénans et arrivée devant l’entre du chenal de Concarneau.

Notre petit groupe traverse le passage sans vent relativement groupé, et nous nous retrouvons de nouveau pour un chassé-croisé sous spi dans 6 à 8 noeuds de vent. On croise, on décroise, un coup devant et un coup derrière, on échange des anecdotes de mer à la VHF, Alain GAUTHIER sur Générali 40 revient sur ça première participation à la Solitaire du Figaro lorsqu’il avait 18 ans pour notre plus grand plaisir. Nous sommes tellement éloignés de nos adversaires que nous n’entendons plus la direction de course et ne pouvons pas participer aux jeux de la radio du docteur Chauve!

Avec la diffusion des deux classements par jour par le bateau suiveur, nous apprenons la première fois que nous sommes le groupe de tête, puis arrive l’évidence, au classement suivant c’est l’autre groupe situé plus à l’ouest qui reprend la tête. A partir de là nous nous rendons tous à l’évidence, notre option ne paiera pas… Thierry propose de brûler un cierge à la chapelle qui se situe juste à côté du club de voile à Concarneau si nous arrivons à passer, mais ça ne sera pas le cas 🙂

A l’arrivée à Concarneau, les premiers de notre groupe arrivent à dépasser les retardataires du groupe de l’ouest et grapillent quelques places mais le mal est fait, nous prenons du retard en temps.

Malgré la déception du classement de cette courte étape, nous avons passé de superbes moments sur l’eau dans des conditions superbes bien que légères. J’aurais croisé de nouveau moults dauphins et même une baleine, une vraie!

pliage des voiles

A l’arrivée de nuit, c’est avec plaisir que je retrouve tous mes supporters (Maxime et ses parents, les miens, Toto et sa petite famille…), nous rangeons rapidement les voiles, je passe à l’émargement et direction le lit pour un court repos car le départ sera bel et bien donné le dimanche suivant comme prévu!

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