TBV 2015 : Etapes 2, 3, 4 et 5… Mieux vaut tard que jamais

C’était il y a une semaine, mais c’est toujours dans la tête!

Lundi = Tour de Bréhat : annulé (rafales à 50 nœuds relevées au sémaphore), merci à borisJulia et Goulven qui nous ont accueillis chez eux avec la Team BGRace Malouèche!

Chapeau Boris GALOPIN pour les montages et démontages de déco, podium, à terre, sur les îles en compagnie de Stéphane. On aurait pu avoir plus de temps pour discuter de nos ex-navigation sur le Tour il y a quelque temps maintenant… On aurait pu, c’était sans compter un programme rythmé!

Mardi : départ pour les lève-tôt de Lézardrieux direction l’Aber Wrach, encore trop de vent prévu dans le Four pour aller jusqu’à Camaret.
– Petits plaisirs de cette régate, les départs au travers, au portant… Tout est permis! Donc cette fois-ci ce sera au largue, de quoi régaler les photographes :

départ sous spisortie du chenalbâbord sous spi  Des premiers bords épiques, pendant lesquels l’ordinateur nous a lâché ; tout d’abord, il n’avait plus de batteries et la prise d’alimentation ne voulait plus marcher. Une fois ce problème réglé, la position du bateau a disparu (liaison GPS ordi en rade) après avoir éteint, rallumé, trifouillé les fils… nous avons enfin pu sortir la tête du bateau et nous remettre dans la course (à 17-20 nœuds au portant à raz les cailloux, nous n’avons pas pris trop de risques à ce moment là !).

ca penche dure toute la flotte pencheempannage

Très rapidement après la sortie de chenal nous avons été libres de louvoyer un peu avec de longs bords bâbords le long de la côte. Les conditions n’étaient pas rêvées (pluie, houle…) certes, mais ça avançait quand même. A près quelques heures, nous abordons la baie de Perros guirec, un peu moins terre que certains de nos camarades qui y ont gagné un avantage certain. Le vent est alors monté d’un cran et nous en avons profité pour faire un changement de voile d’avant. Epique avec notre solent (dont je tairais la marque 😦 ) a quelques problèmes de ralingue, ce qui nous oblige a affaler le génois entièrement avant de pouvoir sécuriser le solent au niveau de la tête avant de le renvoyer. Autant dire que ce genre de manœuvre ne fait en général pas gagner du terrain sur les autres. Commence alors un bon chemin de croix à planter quelques pieux le long de la côte bretonne. Au niveau de la Baie de Morlaix la pluie a laissé la place aux éclaircies, nous offrant un passage de Batz sous le soleil enfin. Renverse de courant oblige la mer a levé un peu plus, le temps (rien à voir avec le courant) s’est gentiment dégradé avec un nouveau coup de vent bien senti avant l’arrivée à l’Aber Wrach. Nous avons réussi à repasser deux bateaux sur le fil au coucher du soleil, juste avant de nous engager dans le chenal d’accès à l’aber wrach. Accueil au top de Florian Corbel, rangement du bateau, dîner dodo pour un départ le lendemain matin aux aurores direction Camaret.
Mercredi : l’Aber Wrach-Camaret : au taquet,

départ canon 2départ canon 1  départ canon 3

On gagne le départ en 3 photos pour une course essentiellement au près (une fois n’est pas coutume), sous le soleil et dans les cailloux. Nous tricotons plutôt adroitement jusqu’à l’entrée du chenal du four. Arrivés 5èmes je crois à la Basse Paupian, la stratégie s’annonçait plutôt facile. De longs bords de bâbord pour retrouver la côte au plus vite et ainsi s’abriter du courant. C’était sans compter quelques maladresses doublés de coups de malchance.

départ gagné!en route pour le large  premiers bords entre les cailloux

On enroule un peu trop dans l’axe de Crédit Mutuel Espoir qui nous sort rapidement. La route en bâbord étant un peu obligatoire, nous avons décidé de ne pas revirer et de tirer la barre pour sortir au plus vite de la gêne occasionnée par le dévent du bateau de devant. Hélàs, au moment de nous remettre au près rien ne va plus, on ne fait pas de cap, on perd en vitesse sur les adversaires de derrière, et au moment de recaler nous avons déjà perdu 6 places. La suite ne sera pas plus glorieuse, on perd encore des places avant de nous rendre compte que nous avons une belle algue coincée dans la quille. Arthur essaye de la dégager à l’aide de la canne à algues (en cochon pendu dans les filières, ce n’est jamais une mince affaire…) ; l’algue se retrouve alors coincée hors de portée, beaucoup plus bas… Dernière solution, la marche arrière, autant dire quelques longueurs de perte en plus qui viennent s’ajouter à notre descente aux enfers !
La suite sera du même acabit. Nouvelles algues, nouvelle marche arrière… Après un passage un peu mouvementé au niveau du Conquet, puis de la pointe Sainte-Matthieu, nous pouvons envoyé le spi pour les deux derniers bords avant l’arrivée à Camaret. L’excitation du départ laisse la place à la migraine carabinée chez Arthur et à un coup de pompe pour moi… l’équipage n’en mène pas large! A l’envoi de spi on double les malouèches, sous spi ils nous repassent (ils ont le grand on a le petit et sans doute quelques algues encore) ; ensuite on enroule derrière eux la dernière marque du parcours. Ils passent sous génois le bord étant plus loffé, et nous gardons le spi. Notre trajectoire n’est pas très propre, cependant nous parviendrons à les doubler sur la ligne d’arrivée ; maigre consolation d’une journée éprouvante pour les nerfs. Bilan : il faut dormir, beaucoup et bien! on récupère, je me remets dans la météo et la préparation de la navigation avec un gros coup de main de Yann CHATEAU qui s’est montré plutôt patient… On efface tout et on repart.
Jeudi : Camaret – Groix. Histoire de passer avec le courant dans le raz de Sein, le comité de course avait programmé un départ à 14H00 ; l’occasion d’une bonne nuit de récupération. L’étape s’annonçait avant même le départ compliqué, avec un vent mollissant très fort jusqu’à la pétole dès la baie d’audierne pour certains fichiers météo. Un départ pas au top avec la poignée de transfert de ballast qui me reste dans les mains au premier virement, on ne lâche rien, on sait que rien n’est fait et qu’il faudra jouer le moindre petit coup.

au ras des caillouxAlors que la majorité de la flotte part rapidement au large, nous restons plutôt à la côte en jouant les bascules de vent pour nous recaler régulièrement. Le bateau va plutôt bien, et nous parvenons à regagner un peu le paquet avant le raz de Sein. On rate un dernier coup à la côte juste avant le raz mais on est dans le coup. Une fois le raz passé, les choses se compliquent, comme prévu le vent molli très fort jusqu’à atteindre 2 à 4 nœuds. La flotte s’étale pas mal, chacun essayant de trouver le meilleur compromis cap-vitesse pour faire avancer son canot. Et a ce jeu-là nous nous révélons. On traverse la flotte, un coup en abattant, un coup en loffant, au gré des risées et des oscillations.

A la tombée de la nuit, le vent revient légèrement, tourne et nous permet d’envoyer le spi. Nous passons Cap Caval (juste après Penmarch) qui sert de pointage officiel (servirait pour le classement en cas de réduction de parcours faute de vent pour aller au bout)  5èmes. Après cela tout va bien, au portant dans les cailloux, notre trajectoire est belle et nous maintenons nos adversaires à distance. Au passage des Glénans la flotte se resserre un peu et juste après nous tombons dans LA bulle. C’est à ce moment-là que tout bascule. Les autres s’arrêtent un peu plus tard et mieux positionnés pour récupérer le vent qui ne rentrera que le lendemain matin. Ceux du large passent, ceux un peu plus à terre passent, et allez savoir pourquoi, nous restons enterrés encore un certain temps avant de reprendre un peu de vent. Qui plus est un vent faible et légèrement « vaporeux » !
La régate qui s’annonçait sympa et détendue prend mauvaise tournure. Nous finissons la course à une demie longueur d’Ovimpex à Groix ; dépités d’être si peu récompensés de notre beau début de navigation.

Vendredi : Groix – Piriac. Changement d’orga à bord, celle-là on la joue en pêle-mêle, je prends la barre et Arthur nous fait la stratégie histoire de varier un peu les plaisirs !

départ comité Niveau temps rebelote, nous partons à 9 heures dans un léger flux d’est-nord-est direction la Baie de Quiberon où nous savions que la transition avec le vent thermique de l’après midi serait un peu difficile. Après un bon start au comité (bon la ligne était un peu gauche mais c’est pas très grave:), nous enroulons la bouée de dégagement avec nos petits camarades. S’en suit un long bord de reeching direction le chenal de la Teignouse au sud de la presqu’île de Quiberon. Nous ne négocions pas très bien ce passage (pas assez à terre). Mais après la cardinale, le vent mollit et la flotte se tasse de nouveau. Nous repassons quelques bateaux en tricotant avant que le vent ne tombe complètement. C’est alors qu’il faut choisir entre aller plus à terre pour récupérer le vent thermique plus tôt lorsqu’il rentrera, ou attendre sagement qu’il arrive en restant plus proche de la route directe et sous le vent des partisans de l’option 1. Une fois la flotte recollée, nous nous plaçons un peu au vent. Nous récupérons du vent dans les premiers, de quoi envoyer un spi. Le comité nous annonce alors que la prochaine marque sera la dernière, que le parcours sera raccourci car nous devons arriver avant 18H00 à Piriac. Nous finissons la course au portant light, après quelques empannages nous regagnons quelques places.
Cette arrivée marque la fin d’une épreuve tout aussi difficile que celles d’avant saison. Il est vrai que le fait d’être à deux rend les moments compliqués plus supportables, cependant, les fortes conditions du début de semaine ajoutées aux changements de programme réguliers dus aux conditions laissent peu de place à la récupération et à une bonne préparation des étapes. Un grand merci donc à Yann CHATEAU, notre météorologue-routeur pendant ce Tour de Bretagne, merci à la Team de malouèches qui nous aura bien dépanné en trimbalant nos affaires et notre matériel entre chaque étape. Et c’est sûr, dans deux ans nous prendrons un préparateur !

Merci Maël GUEUTIER pour la plongée à Lézardrieux!

Pour finir un grand merci à Arthur à qui j’avais vendu des régates de rêve dans des conditions de rêve et surtout pas trop longues pour lui qui affectionne particulièrement les parcours construits et le match racing ! En espérant qu’après quelques mois de récupération et de prise de recul il accepte de revenir pour jouer de nouveau dans les cailloux de jour comme de nuit, dans la baston comme dans la pétole !
Pour finir, merci à nos partenaires qui nous ont accompagné financièrement : la Fédération Française de Voile via le dispositif France Jeune Inshore et la Région Basse-Normandie.

Et enfin Bravo à ChriChri PONTHIEU et Corentin DOUGUET, nos championstrès contents pour eux. Ce podium aura été ultra disputé jusqu’à la dernière marque. Idem pour les autres équipages, c’était vraiment sympa de voir de nouvelles têtes, de nouveaux profils, de partager nos différentes expériences et d’avoir des regards nouveaux sur nos façons de naviguer.

Clap de fin sur la saison « officielle » du Figaro Région Basse-Normandie

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