DOUARNENEZ HORTA SOLO Acte 1

Ce qui est bien avec la Douarnenez Horta Solo, c’est que le parcours est très simple ; un départ vers les Açores (quelques 1150 milles à parcourir) prévu le 27 août prochain, une pause sur place et un retour des Açores à Douarnenez à partir du 10 septembre. Soit entre 6 (ça s’est déjà vu parait-il 😉 et 8 jours non-stop avant de poser pied en terre portugaise. Et cela engendre quelques préparations du bateau particulières…AFFICHE

  1. La préparation du bateau

Qui dit course au large-large dit quelques équipements de sécurité supplémentaires accompagnés de quelques précautions :

  • Peindre un carré fluo sous la coque (en anticipant, nous avons également peint les safrans !)
  • Un grand spi supplémentaire
  • Changement de l’alternateur
  • Ajout d’une nouvelle télécommande permettant de programmer le pilote automatique, ça serait trop dommage !
  • Quelques cartes et documents nautiques supplémentaires
  • Une nouvelle pharmacie qui s’ajoute aux précédentes l_21495368très conséquente nous permettant de réagir à tout problème rencontré (agraphes pour les blessures profondes, de quoi soigner des brûlures importantes, collier cervicale, attèle et je passe sur les produits que nous pourrions ingurgiter…) sous la tutelle du médecin de la course, cela va s’en dire
  • etc etc… il faut donc un budget certain pour se lancer dans cette nouvelle aventure

2. Le convoyage vers le lieu de départ (Douarnenez) – date : 19/08/2016 heure : 07h00

Comme tout bon convoyage du nord vers le sud ; entendez de la Normandie (Granville) vers la Bretagne (Douarnenez), les prévisions nous ont proposé un large choix entre du vent dans le nez et… du vent dans le nez. Parfois fort, voire très fort et surtout avec une belle mer bien agitée en pointe bretonne. Histoire de ne pas avoir des conditions exécrables tout le temps, nous avions prévu à l’avance un arrêt à l’Aber Wrac’h afin de passer le Four samedi soir ou dimanche matin avec le courant dans le bon sens et surtout en évitant un bon coup de vent dans la journée du samedi.

Du coup, en allant chercher mon ordonnance pour ma belle pharmacie, j’ai récolté au passage un compagnon de route : Gildas, jeune retraité et qui a le pied marin ! Une très belle opération (merci au médecin : Patrick;) car la suite c’est un peu gâtée.

Nous quittons le port de Granville de manière Orthodoxe car l’embrayage du moteur était bloqué et tout cela sous un grain à 07h00 du matin. Direction Bréhat sur un seul bord dans 17-22 noeuds, jusqu’ici tout va presque bien. Un peu de dégrippant et la poignée moteur re-fonctionne. Nous pouvons recharger les batteries afin de combler le manque du à une panne de chargeur.

Arrivés à Bréhat nous nous félicitons d’être passés entre les grains et nous entamons nos bords de près un coup à terre un coup au large au gré du courant et des renverses. Le vent est stable dans le nez mais instable en intensité. Nous prenons un ris, parfois deux ; nous essayons le ris de solent pour voir, nous les enlevons… bref nous tuons le temps entre deux éclaircies.

Nous zigzaguons dans les 7 îles, trop beau moment nous en prenons plein la vue. S’amorce l’approche de l’île de Batz. Depuis le début de journée, le Cross nous débite des bulletins annonçant une mer vraiment dégueu à partir de Batz. Tant pis, nous subirons et nous nous arrêterons avant que le vent s’y mette aussi à l’Aber Wrac’h.

Batz passe, je suis dans le bateau en train d’essayer d’empêcher mon ordi de lancer une mise à jour qui supprimera des drivers me permettant d’avoir toutes mes infos bateaux sur le pc 😦 sans succès. De plus, je commence à ressentir les effets néfastes de la houle enfermée à l’intérieur. Je ressors, nous nous faisons balader dans les creux en haut-en bas, à droite-à gauche… il fait nuit et le vent en est à 18-25 noeuds.

En approche de l’île Vierge PAF ça se complique vraiment. Nous entendons le bruit d’un câble qui lâche. Nous surveillons le mât qui a une courbure inquiétante… il tient encore, action. J’installe des drisses devant et sur les côtés pour prévenir toute rupture. Nous continuons sous voile vers la terre, nous demandons au CROSS de nous surveiller. Au moment de devoir virer, nous allumons le moteur et descendons précautionneusement les deux voiles. Le mât tient toujours, nous sommes au moteur, il est 3 heures du matin, la houle est toujours bien formée. Nous poserons pied à terre à 07h00 du matin enfin.

Après avoir fait jouer tout le réseau de la classe Figaro, nous allons récupérer avec Bernard qui nous a rejoint des câbles de rechange à Port-La-Fôret chez les MACIF afin de pouvoir regagner Douarnenez à temps. Nous sommes samedi, 21h00, le bateau est prêt à repartir. Nous attendrons la renverse du lendemain à 8h00.

La fin du convoyage est l’exacte opposé du début, peu de près et même du spi, 8 à 15 noeuds de vent, du soleil en veux-tu en voilà. La côte bretonne nous offre ses plus belles couleurs et nous en profitons un max. ETA : 16h40 pour une heure limite d’arrivée à 17h00, mission accomplie !

3. La préparation de Brice VILLION :

Le bateau à quai, pas question de chaumer. Je ramène mes convoyeurs à l’Aber Wrac’h (un grand merci à eux) et commence les tâches administratives, le regroupement du matériel manquant commandé à droite à gauche… Chaque jour je me rends au ship afin de modifier quelques trucs dans le bateau et afin de l’adapter toujours un peu plus à la navigation qui nous attend. Entre deux le speedo est déclaré mort, nouvelle dépense imprévue 😦

Mais au fur et à mesure cela prend forme. Aujourd’hui mardi soir, 23h00 :

  • le bateau a passé les contrôles de jaugeAvitaillement
  • tout est plombé à bord
  • l’avitaillement en eau et nourriture est quasi complet
  • l’électronique fonctionne

Reste à embarquer les fringues, faire quelques modifs au PC du bord, changer les câbles du mât et nous serons fins prêts pour samedi.

En attendant la suite, une jolie dépression en formation et nommée « Gaston » inquiète légèrement la direction de course ; pour découvrir ce que cela pourrait engendrer, suivez le lien !

Et un grand merci tout de même à mes partenaires car je ne devais pas participer à cette épreuve et finalement tout le monde s’est rallier derrière cette ultime aventure alors merci encore à :

  • La Région Normandie
  • Le centre Porsche Caen et Rouen
  • La Fédération Française de Voile
  • La Société des Régates du Havre qui s’est arrangée pour me libérer… encore !

 

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